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Sophie Naisseh, violon – Alexis Carré, piano

Antonin DVOŘÁK (1841-1904)

Sonatine Opus 100

Antonin DVOŘÁK (1841-1904)

Suite Tchèque / Tsjechische Suite, Opus 39 n°2 (arr. / bewerking) E. Bohnke 

Vittorio MONTI (1868-1922)

Csárdás

 

Sergeï RACHMANINOV (1873-1943)

Romance Opus 6 n°1

Béla BARTOK (1881-1945)

Danses Populaires Roumaines

 

DUO VIOLON PIANO SOPHIE NAISSEH ALEXIS CARRE

Sophie Naïsseh est une violoniste française née à Paris en 1992. Elle obtient en 2011 son premier prix de violon à l’unanimité et avec les félicitations du jury en région parisienne, ainsi que son Diplôme d’Etudes Musicales. Elle est admise au Conservatoire Royal de Bruxelles la même année dans la classe de Véronique Bogaerts. Elle est diplômée du Master de violon avec Distinction, du Master Didactique avec Grande Distinction et de l’Agrégation avec Grande Distinction au Conservatoire Royal de Bruxelles. Elle a suivi de nombreuses master classes auprès de Lorenzo Gatto, Christian Altenburger, Alexis Galpérine, Christophe Poiget, Joseph Kluzon, Prazak Quartet, Danel Quartet… Elle est régulièrement invitée en tant que Konzertmeister dans différents orchestres belges et français et est membre de l’Ensemble Ataneres.

 

Alexis Carré commence ses études du piano dès l’âge de quatre ans à l’école de musique d’Auxerre (France). Dix ans plus tard, il déménage avec sa famille à New York City, où il étudie à la Manhattan School of Music en tant que pianiste (classe de Tatiana Goncharova) mais aussi comme violoniste (classe d’Ella Rutkovsky). En 2009, Alexis est admis au Conservatoire Royal de Bruxelles, dans les classes de piano de Dominique Cornil et de composition de Daniel Capelletti. Il y obtient son Bachelier. Il retourne aux Etats-Unis, et travaille à l’université Brigham Young, dans l’Etat d’Utah. Il est nommé pianiste accompagnateur du prestigieux « BYU Men’s Chorus », un choeur d’hommes de plus de 160 chanteurs. Il fait également partie du corps professoral de l’université de Utah Valley, où il pratique l’accompagnement. En 2018, il revient à Bruxelles pour y obtenir son Master. Alexis suit plusieurs master classes, notamment auprès de Lars Vogt, Vardim Mamikonian, Roland Pöntinen, et Lydia Artymiw. En 2012, il obtient le second prix au concours de piano de Liège, et en 2020, il participe au concours international de Livourne (Italie), où il atteindra les demi-finales.

 

Antonin Dvořák (1841-1904) : Sonatine Opus 100 

  1. Allegro risoluto II. Larghetto III. Scherzo – Molto vivace IV. Allegro 
  2. Dvorak compose cette Sonatine en 1893 à New York pour sa fille de 15 ans Otilie et son fils de 10 ans Toník, qui jouaient respectivement du piano et du violon. « Elle est destinée aux jeunes (dédiée à mes deux enfants), mais même les grandes personnes, les adultes, devraient pouvoir converser avec elle… », écrit Dvorak dans une lettre à Fritz Simrock le 2 janvier 1894. Cette Sonatine se révèle fraîche et simple, avec un premier mouvement d’allure classique, un deuxième mouvement qui s’inspire du nouveau monde que Dvorak découvre lors de son séjour aux Etats-Unis tout en gardant en filigrane le folklore de bohème, que l’on ressent encore plus fort dans les deux derniers mouvements.

Antonin Dvořák  (1841-1904) : Suite Tchèque / Tsjechische Suite, Op 39 n°, – arrangement E. Bohnke

  1. Polka 
  2. Cette Polka est le deuxième mouvement de la Suite Tchèque composée en 1879 pour petit orchestre. La Polka est à l’origine une danse de Bohème mais elle est également propre aux régions slaves. Dans cette Polka, Dvořák recrée l’esprit du folklore slave et morave dans une ambiance de légèreté qui contraste avec le caractère populaire des mélodies employées.

 

Vittorio Monti (1868-1922) : Csárdás

Monti, compositeur italien, n’est connu que grâce à sa Csárdás, une danse hongroise traditionnelle. Cette pièce transcrite pour violon et piano s’inspire de la musique tzigane des peuples roms d’Europe de l’Est (Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Russie), alternant moments lents, chantants et presque suaves avec des passages très rapides et répétitifs, très caractéristiques de la musique tzigane.

 

Sergeï Rachmaninov (1873-1943) : Romance Opus 6 n°1,

  1. Cette Romance est tirée des Morceaux de salon composés en 1893. Ils ont une portée et une structure similaires aux Pièces pour violoncelle et piano op. 2: un Prélude et une Danse orientale. Il est probable qu’ils étaient dédiés à Julius Conus, le futur gendre de Rachmaninov. Cette Romance au caractère nostalgique est imprégnée de l’école romantique russe dont est issu Rachmaninov par sa virtuosité chantante, mais elle se réfère aussi à la musique tzigane par l’emploi répétitif de la corde de sol. Elle nous emmène aux frontières de l’Orient par ses harmonies.

 

Béla Bartok (1881-1945) : Danses Populaires Roumaines  / Roemeense Volksdansen

  1. Bot tánc / Jocul cu bâtă (Danse du bâton/Stokdans)- II. Brâul (Danse du châle/Sjaaldans)- III. Topogó / Pe loc (Sur place/Stapdans) – IV. Bucsumí tánc / Buciumeana (Danse de Bucsum/Dans van Bucsum)- V. Román polka / Poarga Românească (Polka roumaine/Roemeense Polka) – VI. Aprózó / Mărunțel (Danse rapide/Rappe dans)Composées en 1915, les Six danses populaires roumaines sont des retranscriptions de chants et mélodies populaires récoltés par Bartok, originaire de Hongrie, lors d’un voyage en Transylvanie. Jouées par des violonistes tziganes ou chantées et dansées par des villageois, cette version de ces pièces courtes aux très différentes baigne dans un esprit de fête populaire au croisement entre l’Orient et l’Occident.